J'irai revoir ma Normandie
En mars 2004, faute de pouvoir payer mon loyer en région parisienne à la suite d'un licenciement, je dus retourner en Normandie. Là, au lieu de tourner en rond dans une chambre, je me remis à la généalogie, et j'appris progressivement à lire les actes anciens.
J'avais quitté ce coin de France en 1978, avec pour résultat un mariage d'ancêtres en 1743 ; en 2005, ma généalogie remontait jusqu'à l'époque de Jeanne d'Arc. Confiant dans cet effort, je me disais que l'on pouvait l'appliquer à d'autres domaines.
Le Canada !
J’étais intéressé personnellement dans cette affaire depuis mon adolescence car mon grand-père Eugène Mardoc (1890-1973) me parlait souvent d'un membre de la famille parti pour ce pays. A quelle époque et sous quel patronyme ? Je n'en savais rien. Aussi trouvais-je, en septembre 2005, un correspondant qui voulut bien m'aider : François Richer.
La mémoire
Le 15 septembre 2007 était inaugurée en présence du maire de Louvetot M. Legrand, une plaque commémorative dédiée à Jacques Eriché, natif de la paroisse vers 1664, ancêtre de François Richer que je rencontrais physiquement pour la première fois. L'émotion était poignante. Louis Richer son cousin, aussi présent ce jour-là, était venu nous visiter, chez Dominique Carpentier alors vice-présidente du Cercle généalogique du pays de Caux, l'année précédente à Hautot-Saint-Sulpice pour organiser ce futur événement.
Progression généalogique
J'appris au cours de mes recherches qu'un cousin germain de mon ancêtre direct François Mardor, était arrivé vers 1666 au Québec. C'était Jean Mardor (qui n'était pas un saint, mais mourut comme tel). Il eut une vie bien difficile, le pauvre, et n'eut pas de descendant (sa femme (on dirait aujourd'hui "une sacrée salope"), mariée beaucoup trop jeune, l'ayant abandonné et étant partie du côté des Anglais avec son beau-frère Jacques Viger, laissant sa demie-soeur esseulée : Marie Morin... quelle famille !) mais qui fit don de sa fortune (et tonnelier, il gagnait bien sa vie) aux institutions du Québec... Donc les liens avec le Canada étaient bien enracinés.
